L’ARI (ou SCBA en anglais) est l’équipement le plus exigeant porté par un intervenant de seconde intervention. 13 à 18 kg sur le dos, masque facial étanche, contrainte thermique, restriction sensorielle… Le port de l’ARI n’est pas anodin.
1. La contrainte cardio-respiratoire
Sous ARI, le travail respiratoire augmente de 30 à 50% en raison de la résistance du détendeur. La fréquence cardiaque grimpe rapidement : 140-170 bpm en effort soutenu.
2. La contrainte thermique
La pièce faciale empêche l’évaporation de la sueur sur le visage (zone clé de thermorégulation). Combiné à l’effort, la température corporelle peut dépasser 38,5°C en 15 minutes.
3. La restriction sensorielle
- Vision : champ visuel réduit de 20% (vision tunnel)
- Audition : voix étouffée, communication par signes nécessaire
- Toucher : gants épais réduisent la dextérité
4. Le stress psychologique
L’enfermement de la pièce faciale + l’environnement hostile (fumée, obscurité) génèrent un stress important, particulièrement chez les personnes claustrophobes (d’où l’exclusion médicale).
5. La gestion de l’autonomie
Une bouteille standard (6L à 300 bars) donne 30 à 45 minutes d’autonomie théorique. Mais en situation réelle avec stress + effort, ce temps chute à 15-25 minutes effectives. D’où l’importance du calcul du point de retour.
👉 Une formation vitale
C’est pour ces raisons que notre formation ARI/SCBA alterne théorie (physiologie, équipement) et pratique intensive en milieu hostile simulé. Le moindre manquement peut être fatal.
