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Sous ARI : ce qui se passe vraiment dans le corps de l’intervenant

20 April 2026 IFP_Admin 2 min de lecture

Travailler sous Appareil Respiratoire Isolant (ARI) impose au corps des contraintes physiques majeures. Comprendre ces mécanismes est essentiel pour intervenir en sécurité.

Sous ARI : ce qui se passe vraiment dans le corps de l’intervenant

L’ARI (ou SCBA en anglais) est l’équipement le plus exigeant porté par un intervenant de seconde intervention. 13 à 18 kg sur le dos, masque facial étanche, contrainte thermique, restriction sensorielle… Le port de l’ARI n’est pas anodin.

1. La contrainte cardio-respiratoire

Sous ARI, le travail respiratoire augmente de 30 à 50% en raison de la résistance du détendeur. La fréquence cardiaque grimpe rapidement : 140-170 bpm en effort soutenu.

2. La contrainte thermique

La pièce faciale empêche l’évaporation de la sueur sur le visage (zone clé de thermorégulation). Combiné à l’effort, la température corporelle peut dépasser 38,5°C en 15 minutes.

3. La restriction sensorielle

  • Vision : champ visuel réduit de 20% (vision tunnel)
  • Audition : voix étouffée, communication par signes nécessaire
  • Toucher : gants épais réduisent la dextérité

4. Le stress psychologique

L’enfermement de la pièce faciale + l’environnement hostile (fumée, obscurité) génèrent un stress important, particulièrement chez les personnes claustrophobes (d’où l’exclusion médicale).

5. La gestion de l’autonomie

Une bouteille standard (6L à 300 bars) donne 30 à 45 minutes d’autonomie théorique. Mais en situation réelle avec stress + effort, ce temps chute à 15-25 minutes effectives. D’où l’importance du calcul du point de retour.

👉 Une formation vitale

C’est pour ces raisons que notre formation ARI/SCBA alterne théorie (physiologie, équipement) et pratique intensive en milieu hostile simulé. Le moindre manquement peut être fatal.

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